Mise à jour . 2017

Ces pages contiennent 4 articles :

"La parapsychologie, arme absolue du 21ème siècle : info ou intox ?"

"Influence à distance : un redoutable pouvoir Psi?"

"Quand la pensée commande l'ordinateur"

Cryptographie Quantique : quand le Psi perturbe le "message"

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La Parapsychologie arme absolue

du 21 ème siècle ? Info ou Intox ?

 

La convention de Genève 1978 classe

la psychotronique comme arme à prohiber !

 

Connaît-on les trois catégories d’instruments de destruction qui ont été mises à l’index par les conventions internationales telles que celles dites, de Genève en 1972 et plus particulièrement celles qui leur ont succédé en date du 5 octobre 1978 ? Oui sans doute, pour les quelques uns qui parmi les lecteurs sont attentifs aux domaines concernant la défense. Mais pour l’immense majorité – y compris du monde scientifique lambda – on ne sait pas très bien ce que recouvre ces conventions internationales. Mon propos ici, n’est pas de développer lesdites conventions - qui représentent plusieurs volumes – mais de mettre l’accent sur un des nombreux articles que comporte la convention de 78. Pour information, le moratoire sur les armes nucléaires est plus récent : 1992.

 

Cette fin des années soixante dix a été une prise de conscience, plus aiguë que les décennies précédentes, du constat que pour la 1 ère fois dans l’histoire de l’Humanité, l’homme pouvait par ses propres actes, détruire quasiment toute vie sur notre Planète. Trois catégories distinctes d’armes ont été requalifiées comme étant à prohiber : Les moyens de guerre biologique et ou biochimique. Les moyens de guerre géophysique ; oui vous avez bien lu : géophysique ! Voici comment la très sérieuse encyclopédie militaire soviétique définit l’arme géophysique : “ …provocation par des moyens artificiels – nucléaires par exemple – de tremblements de terre, de raz de marée, d’orages magnétiques… ”. Ce type d’armes est nommé armes tectoniques. Et la troisième catégorie d’arme incluse dans les conventions qui ont été ratifiées ce 5 octobre 1978 est la …psychotronique ! Rappelons-le, la psychotronique est le terme utilisé dans les Pays de l’Est pour désigner la parapsychologie. C’est dire combien, les plus hauts responsables politico-militaires de notre Planète, considèrent que les effets Psi représentent un réel danger.

 

Une désinformation orchestrée

 

On comprend mieux pourquoi on désinforme “ le bon peuple ” et aussi pourquoi l’attitude officielle de nos chers dirigeants consiste à clamer haut et fort que tout cela (la parapsychologie) ne repose sur aucune réalité tangible. Avertissement : ce qui suit et que vous allez lire relate des faits authentiques qui ont fait l’objet de publications scientifiques ou de vulgarisation, suite notamment à la déclassification (levée du secret défense) des dossiers soviétiques du KGB (rebaptisé FSB) du GRU (renseignement militaire) et de rapports Américains de la DIA , de la NSA et de la CIA, ainsi que d’informations directement recueilles sur le terrain. J’ai eu l’occasion à plusieurs reprises, lors de mes séjours en ex URSS , de constater la réalité de l’orientation exclusivement “ militaire ” des recherches psi. Les informations qui “ filtraient ” volontairement vers l’ouest étaient très édulcorées et mettaient en exergue des sujets psi qui démontraient des capacités psychocinétiques spectaculaires : Nelia Michaïlova (Kulaguina) , Alla Vinagrododva, Boris Ermolaïev, etc.

 

Le Psi : des “ armes ” connues à l’Ouest comme à l’Est

 

Le rapport PT-1810-12-75 de la DIA du 4 juillet 1975 concerne les efforts déployés par les soviétiques afin de développer la biocommunication dans des buts précis de contrôle de la conscience humaine et a suscité une réaction du Congrès Américain qui s’est inquiété du retard pris. Dans ce rapport – issu d’agents de renseignements – il est cité, entre autres travaux, ceux de Victor Iniouchine de l’université d’État du Kazakhstan (Alma-Ata) qui a mené des études expérimentales probantes consistant à démontrer que la télépathie n’est qu’une partie d’un phénomène plus global, débouchant sur la modification des activités psychophysiologiques à distance sur des sujets (récepteurs) à leur insu !. Le Lieutenant Colonel Alexander souligne que ces actions psi – assimilables à de la télé-hypnose (sic) – peuvent se révéler stratégiquement dangereuse puisqu’elles induisent des changements comportementaux tels que les victimes se transforment en véritables “ zombies ” intégrant des pensées dont il ne soupçonne pas un instant qu’elles viennent d’une autre personnalité. D’autre part les soviétiques ont mené – et mènent toujours dans l’actuelle C.E.I. – des expérimentations qui consistent à associer aux sujets psi des dispositifs physico-psychotroniques. Cet accouplement d’inducteurs humains à des générateurs d’ondes E.L.F. se révèlent redoutables d’efficacité pour induire à distance une déstabilisation psychique avec des troubles organiques sérieux. A l’Ouest – avec retard, par rapport aux russes – on s’occupe intensivement à “ techniciser ” la télépathie.

 

SADDOR : un satellite relais des effets Psi !

 

Le but du NCE (Newark College of Engineering) est de finaliser la fiabilité de la biocommunication (télépathie, vision à distance, télé-hypnose) afin de permettre de s’affranchir des moyens de communications traditionnels inclus dans le spectre électromagnétique qui deviennent inefficaces – en cas de conflit – lors de brouillages de fréquences ou d’explosions nucléaires par exemple. Le développement du satellite SADDOR (Sattellite-Deployed Dowsing Rod) confirme bien tout l’intérêt porté à la bio-communication. Ce satellite servant de réémetteur aux ondes psychotroniques émises par les sujets psi eux-mêmes (mis en “ syntonisation ” avec les dispositifs évoqués en supra).

 

Des hommes politiques “ influencés ” à distance

 

Les applications militaires et secrètes de la bio-information ne sont limités que par l’imagination des stratèges. Ce peut – par exemple – être des formes de “ lavages ” de cerveaux à distance (E. Meckelburg) sur des personnalités ayant de hautes responsabilités politiques ou militaires. La démonstration de la sensibilité de la conscience aux stimulations télé-hypnoptiques à distance est très largement démontrée tant à l’Est qu’à l’Ouest. L’équipe formée par G. Sergueïev, L. Pavlova et P. Naumov (Institut d’Hypno-suggestopédie Pavlov de St Pétersburg) a observé des modifications spécifiques des tracés EEG à chaque impulsion télépathique reçue par un percipient . Ceci ce caractérisant par des ondes q (thêta) de 6-7 Hz et d (delta) de 1,5 Hz . Aux USA au laboratoire NCE (déjà cité) D. Dean et R. Taetzch ont constaté également une modification des paramètres psychophysiologiques des sujets sous influence psi à l’aide de pléthysmographes ainsi qu’une leucopénie (impulsions télépathiques négatives) , ce qui est plus grave puisque les défenses naturelles se trouvent amoindries. Il y a déjà 25 ans, John L. Wilhelm du Washington Post (7 avril 77) dans un article intitulé : “ Psychic Spying ? ” (Sujet Psi : Espion ?) signalait que le Pentagone s’employait depuis des années à protéger le président américain et son cabinet contre des manipulations télé-hypnotiques Russes et des Pays satellites en mettant en œuvre des émetteurs de défense automatiques qui édifient à l’aide de champs électromagnéto-biologiques combinés (agissant par opposition de phase en balayant constamment les fréquences dans la bande ELF) une protection relativement efficace. Le très sérieux National Enquirer quant à lui indique que le retournement d’attitude spectaculaire du président Nixon vis à vis de la Chine serait dû à des manipulations télé-hypnotiques menées depuis un laboratoire Chinois (Prof. Lee).

L’effet PK n’est pas oublié dans l’arsenal des armes psychotroniques. Les petites cuillères qui se tordent ou les clefs qui se brisent à distance n’intéressent pas vraiment les militaires surtout lorsque l’on sait que les efforts électromécaniques nécessaires pour perturber la trajectoire d’un missile balistique, sont peu importants (Il suffit d’agir par PK sur la plate-forme inertielle gyroscopique (cf : Psychic pp 43 à 47.). Les essais effectués sur des drones (petits avions espions sans pilote) ont montré la fiabilité (efficacité et reproductibilité) de la télékinésie.

 

Transmission de maladies par effet

de champ bioplasmique

 

Quoique vous puissiez penser, Je n’ai fait “ qu’effleurer ” quelques applications du psi dans les domaines politico-militaires, mais il est un phénomène que je ne pouvais occulter c’est celui de pouvoir communiquer à distance des pathologies voire la mort et ce sans dispersion d’agents pathogènes (virus, bactéries) ou autres moyens “ classiques ”. Les premières démonstrations de transmissions psychophysiques de maladies succèdent aux travaux de l’histologiste soviétique Gurvitch qui démontra la contamination à distance de cultures de tissus (in vitro) sains par des cultures rendues pathologiques par un virus. Schématiquement : un tissu unique est séparé en deux parties qui sont mises en culture dans un milieu approprié. L’infestation soit virale soit bactérienne ou chimique d’une des deux cultures est transmise à l’autre. La transmission optimale se faisant si les récipients sont en quartz (qui lui, laisse passer les rayons U.V et I.R.) . Gurwitch confirmait ainsi ce qui est nommé le rayonnement mitogénétique par photons U.V. Les biologistes Russes parlent d’influence “ télépathique ” cellulaire. Je connais bien les expériences de Vlaïl Kasnachaïev de l’Institut Médical de Novossibirsck (cultures infestées de virus Cocksackie A 13). La recherche militaire a très rapidement compris ce que permettrait le développement maîtrisé de la transmission psychophysique des maladies. Il fut constaté (Krivorotov) que les sujets psi manifestant des capacités de guérisseur, multipliaient par 1.000 l’intensité des photons U.V (bio-photons) lorsqu’ils se concentraient sur leur patient. A l’aide de dispositifs qu’il serait trop complexe d’exposer ici , les sujets psi effectuent un transfert – par transmission psychotronique – de maladies mortelles à d’autres organismes par un processus d’orthorotation (Bearden). Le transfert s’expliquerait par le fait que le schème morbide virtuel qui s’introduit (secrètement) dans l’ensemble conscience-organisme au niveau du biochamp de la “ victime ” est activé par son propre corps physique (résonance morphique) où il exerce une influence destructrice sur des groupements de molécules (clusters) et des structures cellulaires en déclenchant des processus énergétiques et biochimiques dommageables. Ces schèmes morbides sont véhiculés dans la composante temporelle des photons UV, sachant que les “ signaux ” psi choisissent la ligne “ directe à travers l’hyperespace ”.

Je décris plus en détails ces expériences auxquelles j'ai pu - ponctuellement assister dans "l'Encyclopédie du Paranormal", Manuel de Parapsychologie appliquée" etc.

 

Le Psi perturbera t-il les

codes secrets du 21 ème siècle

comme la Cryptographie Quantique ?

 

Les codes secrets destinés aux espions n’échappent pas aux progrès scientifiques les plus en pointe. Les instructions destinées aux espions intiment de détruire le message après lecture ; les propriétés quantiques comblent le voeu des services secrets : le message est détruit parce qu'il est lu !

 

Le message quantique est constitué de photons - les particules de lumière - envoyés un à un à la suite les uns des autres. Le photon est le support du message, et sa polarisation, c'est-à-dire l'orientation de son champ électrique, la teneur du message. L'essence de la méthode tient à la mesure de la polarisation d'un photon. On utilise pour cette opération un filtre, symbolisé par une grille. Quand la grille est parallèle à la polarisation du photon, le photon traverse et est détecté ; quand la grille est perpendiculaire à la polarisation, le photon est absorbé et ne traverse pas. Lorsque la grille fait un angle de 45 degrés avec la polarisation du photon, celui-ci a une probabilité égale à un demi de traverser, et donc une chance sur deux de donner un signal en sortie.

 

Supposons que j'envoie un message composé de 1 et de 0. Pour envoyer 1, j'envoie un photon de polarisation verticale, et pour envoyer 0 un photon de polarisation perpendiculaire, c'est-à-dire horizontale. Si vous utilisez une grille verticale vous détecterez un photon dans le premier cas et pas de photon dans le second cas et le message sera parfaitement transmis. Le problème est que si un espion sait que le message est envoyé avec ce code de polarisation, il peut le détecter aussi bien que vous. Aussi je décide de compliquer l'émission en envoyant les photons 1 selon un axe de polarisation verticale ou selon un axe à 45 degrés de la verticale, et les photons 0 selon la polarisation horizontale ou à 135 degrés de la verticale. J'envoie ainsi une suite de 0 et de 1 selon une orientation de codage aléatoire, c'est-à-dire que je détermine la direction de polarisation

 

Un cryptage pas si sûr…

 

En cryptographie quantique, reprécisons-le, les photons sont émis un à un et captés après passage à travers une grille. Le photon traverse quand sa polarisation est parallèle à la grille, est absorbé quand il est perpendiculaire et la probabilité de traversée est 112 quand sa polarisation est à 45 degrés (ou 135 degrés) de la grille. À chaque polarisation est associée un bit 0 ou I. Dans la plupart des cas le photon est modifié par son passage à travers la grille, ce qui fait que le message est détruit quand il est lu. Une comparaison des orientations émises et reçues permet à l'émetteur et au récepteur d'établir une suite de bits, suite qui constitue un code secret permettant de coder un message ultérieur vertical ou à 45 degrés en tirant à pile ou face, mais je garde en mémoire la liste de mes tirages, De votre côté vous examinez la polarisation de chaque photon avec un filtre vertical ou à 45 degrés, le choix étant fait là aussi au hasard.

 

Lorsque mon orientation et la votre coïncident, vous avez le bon message, sinon (émetteur et détecteur sont à 45 degrés), le message que vous recevez ne signifie rien puisque, une fois sur deux, et sans que l'on puisse le déterminer, nous enseigne la mécanique quantique, le photon ne passe pas. je vous envoie alors la liste de mes orientations de polarisation : tout le monde peut la lire mais personne ne pourra en tirer profit, car vous avez été le seul à lire la suite de bits codés et qui a été détruite par la mesure. Vous savez alors quels chiffres correspondent à mon émission et vous me transmettez les numéros des bits que vous avez bien déchiffrés. Nous avons ainsi en commun une liste de bits convenablement déchiffrés, que personne d'autre ne peut connaître et qui peut nous servir à coder nos messages futurs. De plus je peux savoir si un intrus a intercepté tout ou partie du message, car tout photon lu est irrémédiablement détruit. Certes, me direz-vous, mais l'espion peut re-émettre les photons une fois qu'il les a lus.

 

Le talon d’Achille : les sujets Psi ?

 

Peut-être mais il se trompera souvent lorsque l'espion oriente mal sa grille, ce qui se produit une fois sur deux, il renvoie un photon mal imité qui n'est pas, une fois sur quatre, celui qui a été envoyé. Pour vérifier la présence ou l'absence d'un espion nous pouvons échanger non seulement le numéro des bits communs, mais aussi la nature du message (pour une partie de celui-ci, sacrifiée) ; si les messages diffèrent entre l'émetteur et le récepteur, c'est qu'un espion a essayé d'intercepter le message. Dans ce cas, nous jetterons nos listes au panier et j'en émettrai une nouvelle. La liste de 0 et de 1 ainsi établie entre nous, me servira à vous envoyer un message que vous seul pourrez reconnaître. La prolifération des communications incite les utilisateurs à coder leurs échanges. La cryptographie quantique est l'un des rares systèmes qui pourrait être absolument sûr, mais non seulement sa réalisation pratique est difficile, mais l’intervention d’un sujet Psi qui peut à un moment donné du processus, modifier l’orientation du photon (collapse Psi ) et rendre le cryptage obsolète au moment de sa « lecture » par le récepteur. En effet, il est délicat d'envoyer des photons isolés sans qu'ils soient absorbés, et le fondement de la méthode tient au fait que chaque photon transmet un message. S'il y avait plusieurs photons munis du même message, il suffirait au sujet d’en « prélever » un à l'insu des utilisateurs. Actuellement le système fonctionne avec un émetteur et un utilisateur distants de quelques dizaines de centimètres. Les progrès technologiques permettront d'augmenter cette distance, et dans le vide intersidéral où émettent les satellites, la méthode semble utilisable. Le talon d’Achille de ce cryptage est bel et bien le (ou les) sujet psi qui, déjà familiarisé aux générateurs de hasard émetteurs de photons, agirait sans trop de difficulté sur ces systèmes qui ne sont sûrs … que pour les promoteurs de ce type de cryptage !

Concluons : Pendant que la communauté scientifique “ civile ” s’échine à combattre l’étude de tout ce qui touche au paranormal, elle ferait mieux de s’y pencher très sérieusement et de ne pas laisser ces recherches uniquement aux militaires et aux politiques. Pour ces derniers, le problème posé n’est plus la réalité du psi mais plutôt de savoir comment le maîtriser pour en faire un instrument de pouvoir !

 

L’idée que les phénomènes Psi puissent être utilisés à des fins militaires ne datent pas d’hier si l’on en juge par l’article publié en 1916 dans les colonnes des « Annales des Sciences Psychiques »

Annales des Sciences Psychiques

REVUE MENSUELLE . 26ème Année - Février 1916 - N°2

Pourrait-on utiliser pour la guerre les phénomènes parapsychiques ?


M. L. Bardonnet a fait sur ce sujet d'actualité, une conférence à l'Hôtel des Sociétés Savantes, le Dimanche 6 février. Le conférencier est auteur d'un ouvrage : L'Univers Organisme, dont M. Emile Boirac a parlé assez favorablement dans la Revue de Philosophie de M. Th. Ribot. Il pense que les théories philosophiques et scientifiques qu'il a développées dans son livre peuvent contribuer puissamment à l'explication et à la systématisation des phénomènes parapsychiques, ou métapsychiques, de telle façon que les facultés de « vision à distance » présentées par quelques sujets pourraient probablement être employées pour découvrir l'emplacement des troupes, des fortifications, des batteries ennemies, etc. Il demande que des expériences soient faites au plus tôt dans ce sens.

L'auditoire, très nombreux, s'intéressa à la conférence de M. Bardonet, aussi bien à cause de l'originalité de ses aperçus que par l'élocution facile et limpide avec laquelle ses pensées furent exposées. M. de Vesme fit observer que tous les psychistes devaient nécessairement accueillir les théories et les projets de M. Bardonnet avec un scepticisme assez justifié par ce qu'ils connaissent de l'imperfection et de l'inconstance des facultés des « clairvoyants ». Il exprima toutefois l'avis que la proposition du conférencier ne devait pas être écartée a priori, ce qui lui paraissait anti-scientifique. M. le colonel Frater proposa la nomination d'une Commission chargée d'entreprendre les expériences réclamées par M. Bardonnet. On décida que la Commission serait constituée par le Comité de Direction de la Société.

Le Comité se réunit, en effet, quelques jours plus tard. Tout en reconnaissant que ce que l'on connaît de la clairvoyance ne permet guère d'envisager avec beaucoup de confiance la réussite de ces expériences, il décida de les entreprendre, en faisant appel aux sujets et opérateurs de bonne volonté. En effet, la Société n'ayant ni la volonté ni la possibilité de faire des expériences sur des buts militaires, ceux-ci ne devront être visés que plus tard, par d'autres groupes autorisés, dans le cas où les premières expériences faites par la Société aboutiraient à un résultat favorable .

Or ces premières expériences devront se borner à constater si, par les systèmes indiqués par M. Bardonnet, des sujets sont à même de décrire avec une fréquence et une uniformité suffisante, des localités et des scènes lointaines. Cela servira du moins à l'étude des phénomènes de « vision supernormale à distance ». Les expériences ont déjà commencé avec divers sujets, dont Madame Camille Hoffmann, la. somnambule bien connue qui a servi aux études, des savants de « l'Ecole de Nancy » et. dont on a beaucoup parlé au moment de l'affaire Cadiou, quand elle fit retrouver le.corps de l'assassiné. Chassée de Nancy par les obus allemands, elle est venue se réfugier à Paris, rue du Mont-Dore, 4. Les personnes qui auraient des communications à faire au sujet de ces expériences sont priées de s'adresser au Secrétariat de la Société.

 

 

Notes

Terme désignant la parapsychologie dans les pays de l’Est.

Defense Intelligence Agency

National Security Agency

Terme général utilisé par les Russes pour désigner la télépathie et l’action d’influence à distance par effet psi.

Sur la cinquantaine, citons : Labo. de Physique Théorique de Moscou (Terletsky), Institut Polytechnique Départ. de cybernétique. St Pétersburg, Institut de Physiologie Clinique de Kiev (A. Podchibiakine), Institut de Médecine Clinique Expérimentale. Novossibirsk ( V. Kanachaïev), Laboratoire Filatov de Physiologie de la vision (A. Chevalev) Odessa. Nous pourrions citer les 42 autres laboratoires dont nous avons connaissance pour les raisons déjà évoquées dans le cadre de l’opération « Stargate ».

Extra Low Frequency. Ondes de très basses fréquences comprises dans le spectre de celles de l’organisme humain et principalement du cerveau : de 7 Hz à 33 Hz.

Sujet récepteur conscient ou inconscient de l’information (message) télépathique

Enregistre la variation de la volémie sensible ici, au taux d’adrénaline libérée sous l’action du SN sympathique.

Leucopénie : diminution pathologie des globules blancs dans le sang.

Celui là même à l’origine l’enquête qui aboutit sur le scandale du Watergate et qui força le Pentagone en 1995 à publier le rôle de la CIA dans l’opération Stargate.

Schème : représentation abstraite, structure d’ensemble d’un objet, d’un processus.

Hyperespace : réunion de toutes les entités provisoirement saisissables par les mathématiques, mais non par la physique, au-delà de notre Univers à trois ou quatre dimensions. Paul Davies, le qualifie d’espace composé d’espaces. Brian Josephson (Prix Nobel) voit dans l’hyperespace détaché de l’espace et du temps le “ champ d’opération ” de tous les effets psychiques paranormaux, étant donné qu’ici, il n’existe plus ni avant, ni après, mais uniquement la simultanéité.

 

INFLUENCE PSI À DISTANCE 

Un redoutable pouvoir Psi...

 

Un être humain peut-il en influencer un autre à distance ? Il est vraisemblable que cette question se posait déjà à l’aube de l’humanité. Qui n’a pas rêvé, au moins une fois dans sa vie, de pouvoir modifier le comportement d’une personne à son insu afin qu’elle satisfasse ce que nous désirions ? Ne nous voilons pas la face : cette capacité d’influencer les autres représente un tel pouvoir qu’il est facile d’imaginer que très tôt les hommes ont essayé d’en obtenir la maîtrise. L’histoire nous laisse supposer que certains y soient parvenus. Nous avons tous croisé – ou croiserons – un jour une personne qui nous donne l’impression de posséder cet étrange et redoutable pouvoir. Mais est-il bien réel ce pouvoir ?

 

Charisme, forte personnalité : influence paranormale ?

 

Dans la majorité des cas nous avons affaire, tout simplement, à des individus doués d’un “ super charisme ”, d’une forte personnalité, d’un ascendant à la limite de la menace – dans certains cas - sur les autres… Bref, c’est quelqu’un devant lequel on se sent très mal à l’aise et dont on s’éloigne, dès que l’on peut, avec un réel soulagement ! Ce type de personnage, par son attitude envers son environnement, influence à son profit son entourage direct privé et professionnel. Dans notre société, il acquiert une position de leader avec des responsabilités. Il est dans le profil idéal du meneur d’hommes et réussit aussi bien comme chef d’entreprise, militaire ou… homme politique. Vous aurez compris qu’il ne s’agit pas ici de développer ce type “ d’influence ” qui fait partie peu ou prou de notre quotidien. Cependant, il nous a semblé utile de faire d’emblée la distinction avec l’influence à distance ou suggestion à distance, qui est considérée comme un phénomène parapsychologique à part entière et est étudié comme tel.

 

Un pouvoir inquiétant

 

L’action d’influencer à distance une personne – à son insu ou non – sans l’utilisation de moyens et/ou supports connus, s’inscrit dans la catégorie des phénomènes paranormaux qualifiés d’ E.S.P. : Extra Sensory Perception. Pour mémoire les phénomènes Psi se traduisant par des effets “ physiques ” tels que la psychokinèse (action de l’esprit sur la matière) sont qualifiés d’effets P.K. Assimiler et classer l’influence à distance dans la famille des effets Psi est parfaitement justifié comme nous allons le voir. Est-ce paranoïaque que de qualifier d’inquiétant cette capacité de pouvoir agir à distance sur autrui ? Oui, dans la mesure où non seulement cette action est effectuée à l’insu d’un individu, mais de plus que le motif de cette influence peut nuire à celui qui en est victime. Comme dans tout pouvoir que l’homme possède et qui le rend “ supérieur ” à ses contemporains, il dispose de la faculté : soit de l’utiliser négativement, soit au contraire d’exacerber ses possibilités “ particulières ” pour mieux aider son prochain. Cependant relativisons quelque peu les possibilités de ce phénomène Psi en prenant pour exemple, l’hypnose et ce malgré qu’il y ait pour cette dernière, une différence notable, puisqu’elle est pratiquée avec le consentement du sujet. Nous voudrions souligner le fait que le praticien hypnologue, sophrologue, ne peut “ suggestionner ” valablement son patient, qu’à l’aide de messages qui ne sont pas en totale opposition avec la psychologie du sujet. Autrement dit l’inconscient rejettera tout suggestion incompatible avec la structure mentale de l’hypnotisé. Il est vrai qu’un “ maquillage ” habile du message consistant à détourner son sens initial, peut faire illusion pour l’inconscient. Souvenons-nous des hypnotiseurs de music-hall qui font se dévêtir de jeunes femmes sur scène, en leur suggérant qu’une chaleur étouffante les environne ! Le message reste assez rudimentaire et peu complexe et de plus, le sujet est proche de l’homme de spectacle . Par contre si l’hypnotiseur devait faire perdurer le message, hors sa présence et avec un légère complexification de la suggestion, il y a peu de chance que son action se révèle efficace. Les limites de l’influence à distance sont assez comparables et les censures de l’inconscient joueront dans la majorité des cas leur rôle. Mais là où elle se révèle pernicieuse et dangereuse, c’est – répétons-le - la possibilité d’en user à l’insu de la “ victime ”. Le message suggestif pourra être régulièrement émis et finir par influencer la personne visée. De même que pour l’exemple que nous avons pris, “ l’influenceur ” malintentionné, embellira le message, le rendant “ moral ” de façon à ce que l’inconscient du “ récepteur ” involontaire, soit berné.

 

Mais comment est-ce possible ?

 

Beaucoup peuvent se demander : mais comment cela peut-il être possible ? Dorénavant devons-nous être inquiets, nous méfier du comportement de telle ou telle personne de notre entourage ? Avons-nous parfois l’impression d’agir contre notre volonté ou faire une action, comme guidé, dans un état de semi-conscience ? De grâce, ne réagissons pas comme certains, à la lecture d’un dictionnaire médical en nous appropriant le quart des pathologies qui y sont décrites !

 

Pour apaiser les quelques inquiétudes que notre propos aurait pu susciter nous allons développer plus en détails ce phénomène Psi. Premier préalable : comme tout phénomène paranormal, si potentiellement, nous avons tous la possibilité de le produire, en réalité peu arrivent à pouvoir le manifester concrètement. Contrairement à la télépathie, phénomène assez “ voisin ”, qui peut être plus facilement développée, l’influence à distance nécessite une préparation, un apprentissage très spécifiques. Cela dit, il existe des sujets qui pratiquent spontanément, intuitivement l’influence à distance, mais ceci est rarissime. Ayant eu l’occasion d’expérimenter dans la plupart des laboratoires de parapsychologie de la Planète, j’ai pu constater que les sujets Psi sélectionnés pour pratiquer l’influence à distance présentaient d’emblée des capacités paranormales dans des domaines voisins : vision à distance, télépathie, pré ou rétrocognition et ou produisaient des effets P.K. significatifs.

 

Des Etats de Conscience Modifiés

Communs avec la télépathie, la clairvoyance…

 

Les sujets que l’on forme doivent acquérir une excellente maîtrise de l’auto-induction Psi. En clair cela signifie qu’ils doivent créer à volonté des E.M.C. (Etats Modifiés de Conscience) où l’E.E.G (Electro Encéphalo Gramme) témoin de cet état : inscrira l’émission d’ondes alpha a lentes ( bouffées de 7 Hz) et – au moment de l’action Psi d’influence – des ondes kappa k (43 Hz). Cet état devant être obtenu tout en restant conscient, pouvant converser et être dans l’action ! Or la neurophysiologie nous enseigne que l’apparition d’un tel tracé EEG n’est possible qu’en état de sommeil paradoxal, de méditation et que, dans tous les cas, les yeux doivent être clos. Rien ne se passe de la sorte chez notre sujet !

 

Un lien invisible entre le sujet et le “ receveur ”.

 

On retrouvera ici des points communs à la psychométrie. Le sujet opérera beaucoup plus efficacement si il dispose d’éléments physiques appartenant à la personne qui subira son action. Ces éléments peuvent être des phanères (ongles, cheveux) ou des objets très intimes : bijou, montres, vêtements. Une ou plusieurs photos (c’est le seul élément dont dispose le plus souvent le sensitif) sont des aides toutes aussi précieuses, voire plus si il s’agit de photos à développement instantané type Polaroïd®. Tout ou partie de ces objets vont constituer un lien invisible indispensable entre les deux acteurs concernés (dont l’un, bien involontaire dans certains cas !). Comment ce lien est-il possible ? Les objets familiers dont les photographies, contiennent une “ information ” , une “ mémoire ” liées au propriétaire. Cette “ mémoire ” des objets est mieux compréhensible grâce à l’apport de la physique de l’infiniment petit : la physique quantique. Le sujet se met en résonance informative avec l’objet qu’on lui a remis et peut ainsi tisser un lien à distance (l’éloignement n’ayant pas d’incidence) avec le “ percipient ”. Ses formes pensées cohérées, peuvent ainsi avoir une certaine efficience. Il faut noter que dans les expériences auxquelles j’ai assisté dans les pays de l’Est, l’opérateur était préparé par un ou deux psychologues qui bâtissaient un scénario destiné à convaincre le sujet du bien fondé “ moral ” de son influence.

 

Car si nous avons souligné la relative protection dont jouissait le “ récepteur ” ; l’émetteur est, lui aussi, dans la même situation. Si son inconscient le “ censure ” pour des raisons associées à sa morale, son éducation, sa personnalité ; il sera incapable de réaliser la moindre influence efficace. Quand tous les paramètres que nous venons d’énumérer sont réunis, force est de reconnaître que l’influence à distance devient alors le phénomène Psi le plus utile ou le plus…néfaste. Ce n’est pas Esope (fabuliste Grec. 6 ème siècle av.J-C.) qui nous démentira. Comme pour d’autres phénomènes paranormaux ; nous avons la possibilité d’en faire bon usage ou au contraire de l’utiliser dans le but de nuire à nos contemporains. On peut comprendre aisément pourquoi on parle peu de ce type de phénomène paranormal au niveau du grand public. Les militaires et politiques ont rapidement saisi tout le parti qu’ils pouvaient tirer d’un tel pouvoir : pour exemples : influencer le discours d’un homme politique en modifiant suffisamment son sens , intervenir sur des marchés d’armement ou des négociations politico - financières importantes, ou encore, induire des troubles comportementaux sévères, voire des pathologies au pronostic sombre.

 

Dès 1965 les Russes étudient le phénomène

 

Les Russes, sous la férule du Prof. Leonid Vassiliev de l’Université de Leningrad (actuelle St Pétersbourg) avait, dès la fin des années 1960, impulsé des recherches parapsychologiques officielles, financées par l’état. Les savants soviétiques n’étaient guère intéressés par les phénomènes dits physiques (PK) et les sujets qu’ils montraient régulièrement au bloc occidental  et qui démontraient des prouesses télékinésiques : Nina Kulagina, Boris Ermolaev, Alla Vinagrodova, Elvira Shevchuck, etc. étaient surtout destinés à créer un leurre en masquant ainsi la véritable nature des recherches parapsychologiques, à savoir : l’influence à distance.

 

Confidences d’un ancien du KGB

devenu agent de la CIA !

 

« Il ne fait absolument aucun doute que le pouvoir le plus étonnant et le plus formidable au; monde — le pouvoir de l'esprit humain — est sur le point d'être parfaitement contrôlé par les autorités militaires soviétiques».

 

On a déjà entendu ce genre de déclaration au cours des dix dernières années. Mais celui qui parle aujourd'hui le fait en connaissance de cause. Il s'agit de Nikolaï Kokolov, un transfuge du K.G.B. que la C.I.A. emploie maintenant pour essayer d'en savoir plus sur les préparatifs parapsychologiques des ex. Soviétiques, à l’éventualité d’un genre de guerre nouveau. Kokolov a cinquante-cinq ans. Petit bonhomme rondouillet et passe-muraille, le cheveu rare et l'air inoffensif... le portrait type de l'espion de notre époque, où les James Bond ne font plus recette que dans les salles de cinéma.

Il y a une dizaine d'années, il a été détaché par les services secrets soviétiques pour obtenir des renseignements sur la physique nucléaire et la technologie des lasers. La vie californienne le tentant davantage que la merlotza des printemps moscovites, il a offert ses services à la C.I.A. qui s'est empressé de les accepter. Depuis, il vit secrètement dans la région de Los Angeles et on l'emploie à percer à jour les projets psi des Russes, en matière de conditionnement des populations, de psychocinèse, de télépathie militaire ou d'actions d’influences stratégiques à distance. Il essaie en particulier de recueillir un maximum de renseignements auprès des émigrés soviétiques qui demandent l'asile politique aux Etats-Unis et qui sont très souvent des scientifiques bien informés sur les menées secrètes de l'Armée Rouge ou du KGB (actuel FSB). La moisson en vaut la peine.

 

«J'ai acquis la conviction, déclare le dissident, à partir de ce que j'avais moi-même vécu en U.R.S.S (maintenant CEI) et de ce que j'ai appris par la suite, que les programmes de « mind control» soviétiques sont entièrement sous l'égide du KGB. qui dispose pour les réaliser de fonds illimités. Quelques-uns des plus grands esprits scientifiques du monde actuel travaillent, parfois à leur insu, à parfaire les moyens d'intoxiquer et de contrôler subliminalement les pays occidentaux. Parallèlement, on met au point des appareils fondés sur la physique avancée et la technologie des lasers capables d'amplifier à volonté le pouvoir de médiums détectés et entraînés systématiquement à des fins militaires de l'autre côté de l’ex rideau de fer. En matière de parapsychologie, des techniques tout à fait nouvelles ont été découvertes. Nous n'en avons encore qu'une vague idée en Occident... ».

Kokolov cite, par exemple, des travaux conduits dans la plus grande discrétion à l'Université de St Pétersbourg. Sous prétexte d'étudier l'anatomie et la physiologie du cerveau humain, des savants russes ont dressé de véritables cartes cérébrales qui permettent d'agir à distance sur n'importe quel individu de la planète.

 

« Cela peut sembler impensable, commente un spécialiste américain de ce genre de problème, le professeur Eerkens. Et pourtant c'est, en théorie, très possible. Malheureusement, chez nous, nous n'en sommes encore qu'à la théorie. Les Russes, eux, ne discutent pas du bien-fondé ou des insuffisances de cette dernière. Ils agissent, un point c'est tout ! »

 

Comment peut-on agir à distance avec une carte du cerveau ? Par des techniques finalement assez proches de l'envoûtement traditionnel. En disposant de l'empreinte cérébrale d'un individu, il est envisageable de contrôler cette personne, dans la mesure où l'on connaît le moyen d'intervenir par transfert à partir de l'empreinte. Les Soviétiques ont beaucoup travaillé sur le problème. On se souvient, rappelle Kokolov, des expériences à distances avec des magnétiseurs sur des photographies d'aura. Djouna Davitachvili, la célèbre guérisseuse de Brejnev, s'est rendue célèbre dans le monde entier par les résultats qu'elle a obtenu à l'université d'Alma-Ata, avec les docteurs Venyamin Pushkine ou Spirkine. La cartographie encéphalique de l'université de Saint Pétersbourg reposerait sur un procédé identique. Un médium ou un appareil très spécial agit sur la représentation d'un cerveau donné. On amplifie le processus. On le dirige . Kokolov cite encore les travaux de l'Institut de Radio-technologie de Moscou. Pourquoi travaillerait-on sur des problèmes de parapsychologie appliquée dans un centre qui paraît voué par vocation à des recherches beaucoup plus techniques ? D'abord, parce que les chercheurs militaires soviétiques sont passés maîtres dans l'art d'utiliser les ondes radio et télé pour véhiculer des messages subliminaux de contrôle mental. Ils l'ont déjà démontré au cours de plusieurs expériences: on se souvient qu'entre 1973 et 1978. ils ont régulièrement « arrosé » les ambassades et missions commerciales occidentales avec de tels stimuli indécelables. Résultats: des nausées chez les diplomates américains ou ouest allemands, des troubles du comportement en général, plusieurs attaques cardiaques et une foule de dépressions nerveuses...En second lieu, les Russes semblent tout près, assure Kokolov, de maîtriser le moyen de transférer à distance un effet de psychocinèse. Kulagina arrête le cœur d'une grenouille grâce à ses extraordinaires facultés. Boris Ermolaev et Toffik Dadashev, deux des sujets préférés des parapsychologues soviétiques, sont capables, dit-on, de performances encore plus extraordinaires. Kokolov n'hésite pas à affirmer qu'on entraîne tout ce beau monde pour des assassinats ou du moins des manipulations psychophysiologiques à distance. « Dans un laboratoire secret, ajoute-t-il, on étudie les vieux procédés de la magie tibétaine. Des moines ont été contraints d'entraîner des sujets psi particulièrement doués à fracturer, à une distance de près d'un kilomètre, la colonne vertébrale de prisonniers choisis à leur insu pour l'expérience... ».

 

Science-fiction d'un goût douteux ou mythomanie du dissident qui ferait tout pour dénigrer son ex-patrie ? Nikolaï Kokolov était — et il est toujours — un espion On l'a entraîné à ne pas se laisser aller à l'outrance, quelque forme qu'elle prenne. D'autre part, il a participé au nouveau programme américain de parapsychologie militaire, pour lequel le Pentagone et les services secrets ont engagés plus de 20.000.000 de $. Un autre dissident soviétique, médium celui-là, fait aussi beaucoup parler de lui depuis quelques mois. Il s'agit de Lev Schneider, un télépathe au prodigieux talent qui a sans doute lui aussi travaillé pour le K.G.B., alors qu'il se trouvait encore en Union Soviétique dans les années soixante dix. « Schneider, déclare Larry Kuznetz de la Nasa, est un véritable détecteur de mensonges humain. Il est capable de lire n'importe quelle pensée. Dans la mesure où il dispose d'un support adéquat il peut travailler à plusieurs dizaines de kilomètres de son interlocuteur psychique. Et rien ne lui échappe. Impossible de lui cacher quoi que ce soit. Mais ce qui est le plus extraordinaire c’est son pouvoir d’influence à distance sur le comportement de sujets dont il n’a eu en mains qu’une simple photographie !».

 

Lui aussi est engagé dans le nouveau programme parapsychologique évoqué plus haut. Il connaît bien les techniques utilisées par les chercheurs soviétiques, dans la mesure où il a fait lui-même l'objet d'expériences spécifiques. Et il y a bien d'autres Américains ou dissidents de l'Est qui cherchent à percer ces inquiétants secrets. Si les Russes sont aussi avancés qu'on le dit, comme tout porte à le croire, ce serait effectivement le moment ou jamais de chercher au moins une parade.

 

Des expériences stupéfiantes

 

Si j’ai pu relater les quelques expériences d’influence à distances auxquelles j’ai participé comme sujet et ou comme observateur, sur le territoire soviétique et les Républiques Socialistes ; cela est dû à la publication le 25 septembre 1995 par le Pentagone d’extraits de l’opération Stargate. En conséquence, je n’étais plus lié au devoir de réserve auquel j’étais astreint depuis des années. Cette opération très “ spéciale ” a consisté pendant près de 25 années, à utiliser les capacités Psi de sujets pour effectuer de l’espionnage à distance à partir de laboratoires de l’ US Army ou de la CIA, vers les Pays représentant un ennemi potentiel : URSS, Corée du Nord, Lybie, Iran, etc. Pour ce qui me concerne, me rendant régulièrement en URSS et en RDA en qualité d’invité officiel par l’Académie des Sciences (Prof. Adriamkine) dans le but d’échanger et d’expérimenter dans des laboratoires de parapsychologie ; je suis devenu un “ collaborateur ” utile pour une officine de renseignements (surtout lorsque l’on sait que la majorité des laboratoires en question sont au sein de sitesmilitairesclassifiés.). Je ne rapporterai ici, à titre d’exemple que deux expériences significatives que j’ai effectuées dans le domaine de l’influence à distance

 

Avril 1982. Hôpital d’Etat Gannuskin. Moscou

 

C’était la quatrième fois que je me rendais dans ce centre hospitalier, accompagné – comme toujours – par deux guides “ bienveillants ” . Holowinskia, Chef du service de neurophysiologie m’accueillit ainsi que ses deux assistants. Je connaissais le but de l’expérience et avais essayé d’y surseoir à plusieurs reprises. Mais maintenant, j’étais acculé à me soumettre à l’expérimentation. J’avais déjà assisté à des observations d’influence psi sur des humains, mais cette fois ci j’en étais l’acteur. Mon émotion et mon anxiété étaient à leur comble : agir sur un autre être humain m’angoissait, me mettait mal à l’aise. Le protocole était certes bien défini et rôdé avec d’autres sujets, mais je craignais un incident car il s’agissait d’influencer à distance le rythme cardiaque d’un volontaire ( ?) situé dans une pièce d’un pavillon voisin. Le sujet récepteur étant isolé dans une cage de Faraday (isolation par feuilles de plomb). Assis sur un fauteuil qui fait plutôt penser à une chaise électrique, il est bardé de fils reliés à des appareils de contrôles : EEG, ECG, EMG (électromyographe). Une caméra permet aux trois moniteurs vidéos qui sont dans notre salle de voir le sujet “ percipient ” et les deux médecins qui sont à ses côtés. C’est un homme jeune, d’allure sportive sur lequel je dois provoquer une tachycardie. C’est à mon tour de m’asseoir . Face au moniteur central j’observe attentivement Vladimir S. et suis impressionné par tous les fils qui partent de sa tète et de son thorax. En haut à gauche de l’écran s’affiche le nombre de pulsations/minute du cœur : 45 pls/m. Progressivement, je “ plonge ” dans un EMC que j’ai bien du mal à maintenir tant je me sens impliqué dans cette expérience. Une heure s’est déjà écoulée et je ne suis toujours pas en mesure de produire quoique ce soit. Holowinskia et Romakhov son assistant prennent conscience de mon anxiété et de ma tension psychique. Ils proposent une pause où la détente va s’instaurer.

 

Lorsque je reprends ma place, je n’ai plus que le désir de réussir et évacue (momentanément) mes inquiétudes éthiques. Tout alla ensuite très vite : la projection mentale du myocarde et de son système nerveux intrinsèque modifiant son rythme m’apparut clairement. L’écran témoigne nettement que l’effet Psi a débuté : le chiffre qui s’affiche varie sensiblement : 62, 68, 72 puis par sauts, bondit de 74 à 95 et finit par faire un pic de 145 pls/m. La tachycardie est manifeste et on peut voir sur les écrans, les observateurs situés près de Vladimir, s’agiter. C’est alors que ce dernier se lève soudainement de son siège et retombe lourdement sur le côté, entraînant dans sa chute les fils et les câbles des appareils de contrôles. Les écrans s’opacifient instantanément, sans doute volontairement, afin d’éviter que je tire des conclusions dramatiques.. Nous ne pouvons plus voir ce qui se passe. Seules les communications téléphoniques nous tiennent informés de la situation. Je suis effondré, Rhomakov, tente de me réconforter en m’affirmant que ce n’est qu’un malaise sans gravité et que Vladimir peut bénéficier si besoin est, du service de réanimation situé deux immeubles plus loin. J’appris un peu plus tard dans la soirée qu’en réalité cette tachycardie paroxystique avait induit un micro-infarctus du myocarde…provoqué par une contraction transitoire d’une artère coronaire. Cet incident non prévisible pouvant se produire chez des sujets en excellente santé lors d’un effort violent. Cette expérience parmi beaucoup d’autres, faites à l’Est comme à l’Ouest. est non seulement démonstrative de la réalité de l’influence à distance mais également de la nécessité de faire preuve d’une grande prudence et d’une réelle éthique. Ici il s’agissait d’augmenter le rythme cardiaque, mais dans d’autres laboratoires (Tbilissi, Kharkov, Taganrog, Tomsk…) les expériences portèrent essentiellement sur le cerveau et aboutirent à des modifications de comportement ahurissantes.

 

Championnat du monde d'échecs sous influence

 

Ici les événements ne se sont pas déroulés dans les pays de l'Est, mais le fait que les protagonistes soient soviétiques – et surtout connus -, justifie la place de cette anecdote dans ce chapitre. Extraits de, « Psychic » ou le pouvoir de l’esprit sur la matière pages 133 à 135.

1978, Baguio (Philippines)

Ce match d'échecs de championnat du monde s'annonce comme un duel sans merci. D'un côté, le champion du titre, Anatoli Karpov ; de l'autre, Victor Korchnoï, soviétique et... dissident ! Il s'agit d'une véritable «guerre » Est-Ouest par joueurs interposés. L'enjeu politique est considérable. Mais que diable puis-je bien faire ici ? Je suis totalement inculte en matière d'échecs et qui plus est, les matchs débutés depuis quelques jours, dureront plusieurs mois. De surcroît ma présence ici n'est requise qu'une cinquantaine d'heures...

 

Aujourd'hui, ma mission n'a rien à voir avec le renseignement, et le contact préliminaire que j'ai eu à Paris, rien de commun dans le fond comme dans la forme avec ce dont j'ai l'habitude. Pas de code-grille, pas de dispositions particulières de communication, mais un entretien agréable avec une charmante Américaine d'une trentaine d'années, Pamela Withford à l’hôtel « Crillon » à Paris. Pamela m'explique qu'aux Philippines, on assiste, depuis une dizaine de jours, à une forme de « déstabilisation» de Victor Korchnoï (le dissident).

P.W : « Après avoir pensé à une certaine paranoïa de sa part, lorsqu'il a dit être sous l'influence d'un médium "associé" à Karpov pour le battre, nous avons été obligés de nous rendre à l'évidence : son comportement était différent, très différent à des moments particuliers. Nous souhaitons que vous vous rendiez à Baguio, pour nous aider à y voir un peu plus clair et, pourquoi pas, pour tenter vous-même d'influencer défavorablement Karpov. Il nous faut réagir rapidement avant que la situation devienne catastrophique. ».

J.P. G.« Pamela, je sais par qui vous êtes envoyée... au téléphone, votre appel comportait le code adéquat. On a dû vous dire que j'ai toujours une très grande réticence quand il s’agit d’utiliser le psi pour une action d'influence sur autrui, et je suis étonné que l'on me demande ce genre de travail »

P.W :« Ici on ne vous demande rien de tel. Aidez-nous simplement à savoir de quoi il retourne, et nous verrons ce que nous pourrons faire pour contrebalancer les événements. Peut-être aurez-vous simplement à insuffler de la confiance à Korchnoï, O.K. ? ». Bien que rechignant un peu, je donne mon accord tout en précisant que je ne pourrais rester très longtemps sur place.

 

Echec et mat, ou la victoire du psi

 

Pour redonner confiance à Korchnoï, on lui signale la présence — à quelques mètres de lui — d'un puissant médium européen venu spécialement pour le soutenir et faire barrage au médium de son rival. De mon côté, j'essaie de localiser le psychic en question. Chose extrêmement facile : il suffit simplement d'observer son attitude. Avec son regard constamment fixé sur Korchnoï, il fait d'ailleurs plus penser à un hypnotiseur qu'à un sujet psi. À plusieurs reprises, Je constate que Korchnoï a bien repéré son « bourreau ». Il ne fabulait donc pas. D'ailleurs, en tant qu'ancien du « rideau de fer », peut-être a-t-il déjà connu ce genre d'aide... Je lui conseille, par l'intermédiaire de mon contact sur place, de chausser des lunettes noires. Il semble quelques instants plus détendu, mais, assez vite, la panique s'empare à nouveau de lui. Ne désirant, en aucun cas, agir sur Vladimir Zoukhar (c'est son nom), nous demandons, avec Korchnoï, que ce médium perturbateur ne soit plus placé au premier rang, mais au fond de l'amphithéâtre. Ce qui, hélas, ne change pas grand-chose, car Karpov mène par quatre parties à une. En désespoir de cause, nous obtenons que les officiels expulsent Zoukhar.

 

Dès ce moment, Korchnoï reprend le dessus, sécurisé par ma présence et celle de deux yogis (présents depuis le début), et domine le jeu. La « guerre » reprend : les assistants de Karpov demandent l'expulsion des yogis. Quant à moi, j'ai pu préserver mon anonymat, et rester proche de Korchnoï. Force est de constater que lors de ma présence, le dissident reprit le dessus et domina le jeu. Hélas, je dû rentrer en France. De retour, j'ai suivi, de temps à autre, quelques extraits de la partie. Trois mois après le début des matchs, la partie décisive fut retransmise par les médias. Et qui puis-je apercevoir, à la télévision, derrière Karpov ? Vladimir Zoukhar en personne, le regard toujours fixé sur Korchnoï, qui perdit tous ses moyens et... la partie !

 

Dans cette histoire, il y a du positif : une certaine prise de conscience des Occidentaux de l'infiltration des psychics par les Soviétiques, dans des jeux et des sports de compétition de niveau international.

 

Que fera l’Homme du 21 ème Siècle ?

 

Comme toujours, l’homme dispose du libre arbitre pour utiliser ces phénomènes Psi, pour le bien des congénères et non pour leur nuire. Espérons que l’humanisme et la sagesse l’emporteront. Le bilan –pour ce qui me concerne – n’a pas que des aspects négatifs. Toutes ces expériences permettent de mieux comprendre le rôle des personnes qui soulagent ceux qui souffrent. Elles confirment également, qu’à l’instar de la psychométrie, on peut, avec une simple photo, venir en aide à distance. Mais aussi qu’il peut être imprudent de confier une de ses photos à… n’importe qui !

 

Kennedy, 1947.

Je fais référence à la fable où Esope nous conte comment un esclave fut affranchi par son maître. Ce dernier recevant des convives amis demanda à son esclave de préparer le meilleur des mets. Celui-ci leur servit de la langue (plat peu prisé à l’époque) engendrant la colère du maître. Ce à quoi répondit l’esclave : « Mais maître, la langue ne dispense t-elle pas : la connaissance, le réconfort, les poèmes, l’amour.. ». Le maître fit taire son courroux, mais n’affranchit point pour autant son esclave. Quelque temps après, invitant des personnes pour lesquelles il nourrissait une certaine aversion, il demanda à son esclave de servir le met le plus infect qui soit. Ceux qui ne connaissent pas cette fable auront deviné que l’esclave servit encore de la langue aux invités. Le maître comprit le « message » de son esclave : la langue peut trahir l’ami, transmettre le mensonge, proférer la haine, etc. Et l’esclave fut affranchi !

Georges Bush (Père) a été soumis à une influence Psi sur une période de 8 semaines par un sujet Tchèque formé en Russie. Publié in Science Illustrée 1995

Cette déclaration a été faite avant 1989.

Opération « Scanate » puis baptisée « Stargate ». Publiée le 25 septembre 1995 par le Pentagone.

Appartenant au KGB.

 

Attention cet article (qui date de 2005) doit être réactualisé tenant

notamment compte des expériences du sujet sous IRMF

Les travaux récents concernant les relations cerveau / machine sont extrêmement prometteurs. Ils pourraient permettrent aux malades atteints de pathologies neuro-dégénératives ou aux grands accidentés ayant perdus l'usage de leurs membres; de pouvoir accéder à certaines activités intellectuelles.

Extraits de: "Encyclopédie du paranormal". Jean-Pierre Girard. Editions Trajectoire, juin 2005

 

Quand la pensée commande l’ordinateur !

Ou lire les pensées grâce à l’ordinateur ?

 

Nous ferons en premier le point sur l’équipe de chercheurs – qui depuis 1979 au laboratoire de la Fondation PEAR à Princeton, étudie l’influence de la pensée humaine sur le fonctionnement de systèmes électroniques informatisés. Nous verrons ensuite qu’une éclatante confirmation des observations du PEAR a été menée au Japon à l’université Tottori, près d’Osaka. Succèderons les travaux effectués à Emory (Atlanta en Géorgie) qui sont une formidable source d’espoir pour les tétraplégiques.

 

L'université américaine de Princeton ressemble à toutes les autres, avec ses auditoriums, ses laboratoires et le bureau des professeurs. Mais au sous-sol se trouve un laboratoire qui n'a pas son pareil ailleurs. C'est le PEAR (Princeton Engineering Anomalies Research), un laboratoire de recherche sur les anomalies du fonctionnement des machines.On y étudie l'influence de la conscience humaine sur les appareils numériques,influence qui s'exerce sans aucune intervention physique, par la seule force de la pensée. Par exemple, un homme fixe un pendule en mouvement, programmé pour changer d'oscillations d'une manière aléatoire. Mais il essaie de le soumettre à sa volonté, uniquement en se concentrant. Et il y réussit fréquemment.Ces travaux, qui tentent de déterminer l'interaction consciente de l'homme sur la machine, se poursuivent depuis bientôt 25 ans.

 

Plus de 100 millions d’expériences !

 

Un certain nombre d'opérateurs volontaires ont tenté plus de 100 millions d'expériences ; pour aboutir à la conclusion que le cerveau humain est capable d'influer, dans un sens précis, sur un ordinateur programmé pour faire des choix strictement aléatoires.Les expériences sont conduites par une équipe de chercheurs qui comprend des ingénieurs, des physiciens, des psychologues et des humanistes. Concrètement, l’opérateur est placé devant un appareil spécifique : par exemple le pendule, ou encore un petit robot qui se déplace par à-coups de quelques secondes dans des directions imprévisibles. L'opérateur doit essayer d'imposer sa volonté au robot, notamment en le faisant venir vers lui, quel que soit le procédé utilisé (la menace, la prière). Toutes les méthodes sont permises. Une seule interdiction : toucher au robot.

 

Une étude des interactions entre l'homme et la machine

 

L'histoire de PEAR commence en 1979. À Princeton, le professeur en aéronautique et doyen de la section Techniques et Sciences appliquées, Robert G. Jahn, est une fois de plus sollicité pour soutenir la partie technique des travaux d'un étudiant.Il s'agit de "construire un appareil qui fonctionne d'une manière entièrement imprévisible, afin d'étudier l'éventualité d'une influence de la conscience humaine sur les choix de la machine. Jahn construit l'appareil et l'étudiant procède aux expériences prévues. Or, celles-ci semblent indiquer que l'appareil obéit aux ordres humains. Intrigué, Jahn décide qu'il étudiera les interactions qui se produisent entre l'homme et la machine.Il aménage un laboratoire consacré à cette filière scientifique dans le sous-sol de la section technologie de l'université. Après douze ans de recherches et des millions d'expériences, PEAR publie cette surprenante conclusion : dans certaines conditions, les ordinateurs semblent réagir à la volonté humaine. Ce résultat ne provoque pas de grands remous dans le monde scientifique, ce qui ne surprend pas Jahn. Il sait que la science se méfie de ce qui ne semble pas parfaitement rationnel. Pourtant, ses collègues ne vont pas jusqu'à nier ses résultats."Les scientifiques reconnaissent sans problème nos résultats et le sérieux de nos méthodes de travail. Quant à l'explication du phénomène, la majorité d'entre eux sont persuadés qu'on la découvrira un jour et qu'elle concordera avec les lois naturelles", déclare calmement Jahn .Les expériences sont menées à l'aide d'une large gamme d'appareils, dont le principe est toujours le même. Les machines peuvent être digitales ou analogiques dans le traitement des informations et la visualisation des rétroactions.

 

Comment la pensée peut-elle exercer une influence ?

 

Les ordinateurs actuels sont numériques et, dans leur processeur, l'information est traitée sur le mode binaire, c'est-à-dire qu'elle est traduite en base 2, utilisant les deux chiffres 0 et 1. Il semble que c'est là,et là seulement, que la pensée peut exercer une influence. Mais comment ? Cela,Robert G. Jahn l'explique difficilement,bien qu'il ait pourtant une théorie. "Il faut d'abord considérer le fonctionnement de la conscience. Est-ce, comme le définit la médecine, un simple échange d'impulsions électriques ? Personnellement, je penche plutôt pour la philosophie des fondateurs de la mécanique quantique, pour lesquels la conscience humaine et le monde physique sont deux aspects de la même chose", affirme Jahn.Dans les années 30, ce point de vue était soutenu par les plus grands physiciens, comme Max Planck, Niels Bohr,Werner Heisenberg et Erwin Schrödinger.Ce dernier déclarait par exemple : "Le monde réel qui nous entoure et nous-mêmes, c'est-à-dire notre conscience,sommes constitués du même matériau debase." Max Planck s'exprimait ainsi ; "Est-illogiquement possible de s'imaginer une conscience personnelle qui soit indépendante de la nature ?"Jahn fait ensuite appel à Albert Einstein et à sa célèbre théorie sur la relation entre masse et énergie, qui sont pour lui deux aspects d'une même chose. Exprimée en termes de mécanique quantique, cette relation implique alors qu'un même facteur peut revêtir la forme de la matière (des particules) et la forme de l'énergie (des ondes, par exemple). "Notre conscience possède peut-être aussi cette double capacité de fonctionner à la fois comme senseur d'entités physiques et comme émetteur-récepteur intégré dans l'univers de sondes." Selon Jahn, il n'est pas absurde de s'imaginer que la conscience fonctionne sur un niveau qui la relie directement au monde extérieur.

 

La pensée sur la même longueur d’onde que l’ordinateur…

 

"Si nous admettons l'idée que la conscience agit aussi au niveau des ondes,on se trouve devant toute une gamme d'explications possibles pour qu'un appareil électronique réagisse à ces ondes.Quand l'un de nos volontaires réussit à communiquer avec l'appareil placé devant lui, on peut s'imaginer que c'est tout bonnement parce qu'il réussit à aligner sa fréquence sur celle de l'appareil. En cas de résonance, les ondes conscientes de la personne pourraient alors transmettre l'information à la machine qui réagirait par un fonctionnement allant dans le sens souhaité. L'information est transmise par bits- l'unité de base informatique -, selon une structure binaire qui pourrait influencer les données, binaires elles aussi, contenues dans l'ordinateur", explique Jahn.

 

Le fonctionnement de notre conscience

basé sur la dualité du monde.

 

L'idée que notre monde possède deux modes, celui des particules ou des ondes,n'est donc pas nouvelle. Mais la preuve de cette théorie est encore incomplète à ce jour. On a prouvé que les particules pouvaient se transformer en ondes - c'est ce que font les gigantesques accélérateurs à particules - mais pas le contraire.Tout récemment pourtant, une équipe de physiciens de l'université Stanford, auxEtats-Unis, a réussi à transformer des ondes en particules. Très précisément, ils ont obtenu deux particules au cours de l'expérience conduite avec un laser. C'est peut-être cette dualité fondamentale du monde qui est aussi à la base du fonctionnement de notre conscience et qui permet son interaction sur l'électronique. C'est du moins ce que pense le fondateur du PEAR.Reste à savoir si cette idée a une importance pratique en dehors du laboratoire de Princeton. Robert Jahn en est convaincu.

 

Une influence qui pourrait être dangereuse ?

 

Selon lui, un grand nombre d'appareils électroniques perfectionnés fonctionnent sur le même principe que les appareils expérimentaux de PEAR. Au cœur d'instruments employés dans les salles d'opération, les tours de contrôle et les postes de pilotage se trouve un générateur de choix aléatoires binaires. "Voilà qui est intéressant. Il serait fâcheux que les personnes qui utilisent ces machines aient sur leur fonctionnement une influence inconsciente.C'est pourquoi nou savons intérêt, en tant que techniciens, à éclaircir ce mystère."Ces dernières années, le PEAR a tenté de repérer les personnes dont l'influence sur les machines est la plus sensible. Car i lsemble établi que tout le monde en a une,mais de qualité différente.

 

Meilleurs scores chez les femmes… et les couples amoureux !

 

On a ainsi constaté que les femmes parviennent mieux que les hommes à faire grimper la courbe des concordances.Même chose pour les rassemblements où les foules concentrent leur attention. Les chercheurs du PEAR ont installé leurs appareils pendant des services religieux et des matchs de football, manifestations qui concentrent l'attention de nombreuses personnes. À cette occasion, ils ont constaté un nombre accru de concordances.Pour ce faire, ils ont utilisé des unités REG(Random Event Generator) portables.D'autres expériences ont montré que faire travailler ensemble un homme et une femme est plus efficace que deux personnes du même sexe. Si l'homme et la femme sont en plus amoureux, les résultats sont encore plus concluants.L'équipe du PEAR ne fait que constater ces différences statistiques. Le sexe et le nombre des personnes sont des facteurs qui influencent le résultat mais, pour lemoment, aucune explication n'est avancée.C'est parce que les chercheurs se sont concentrés jusqu'ici sur l'aspect physique et technique de leur travail, c'est-à-dire la réaction des machines. Ils ne peuvent passe servir de ces données humaines dont l'approche est nouvelle pour expliquer les différences qui se font jour entre les résultats des divers opérateurs. À l'avenir, ils délaisseront probablement les robots pour étudier davantage le partenaire humain. En effet, ses aspects subjectifs et objectifs changeront sûrement les perspectives.

 

Lire dans les pensées grâce à un ordinateur ?

Confirmation au Japon à l’université Tottori, près d’Osaka

 

 

Saura t-on un jour lire dans les pensées grâce à un ordinateur, ou commander ce dernier sans bouger le petit doigt ? Une expérience japonaise récente fait les premiers pas. Une équipe de chercheurs de l'université de Tottori, à côté d'Osaka, a demandé à un volontaire de se concentrer sur un mot parmi une série apparaissant sous forme de flashs sur un écran d'ordinateur. L'homme avait, la tête couverte d'électrodes reliées à un E.E.G. L'instrument avait pour tâche d'analyser un certain type d'ondes cérébrales, appelées P300, qui apparaissent lorsque l'on se concentre sur une idée. Techniquement, ces ondes correspondent à la signature de l'influx nerveux des potentiels évoqués (méthode d'analyse de l'activité électrique des voies nerveuses qui permet de mesurer une fonction sensorielle précise, visuelle, auditive ou somesthésique). Ces ondes apparaissent généralement 0,3 seconde après la stimulation des flashs. Un ordinateur analyse alors la signature des ondes cérébrales obtenues et les compare avec celles qui correspondent aux mots que le sujet a appris précédemment. Il faut environ 25 secondes pour savoir lequel des mots la personne a choisi en pensée. « Pour pouvoir faire un tri aussi précis que possible dans le "bruit de fond" de l'activité cérébrale, précise Michio Inoué, responsable du Département de l'ingénierie de l'information, nous utilisons une technique de filtrage spécial. Les parties concernées du cerveau que nous étudions se trouvent au niveau des zones médio-centrale et médio-pariétale. Nous procédons par tâtonnements, car dans l'état actuel de nos connaissances, nous ne savons pas si une représentation mentale correspond à un état physico-chimique déterminé du cerveau. ».

 

Des résultats stupéfiants.

 

Les performances de ce système, testé pendant un an, atteignent 80 à 90 % de réussite, selon les sujets. Auparavant, l'équipe de Tottori avait développé un système de reconnaissance visuelle qui permet à des patients souffrant de sclérose latérale amyotrophique de construire des phrases en sélectionnant des lettres sur l'écran de l'ordinateur, simplement en les regardant. Le système d'échantillonnage des mouvements oculaires par électro-oculogramme permet de détecter comment bouge la pupille de l'œil. Tout mouvement entraîne une modification de l'amplitude du tracé, interprétée ensuite par l'ordinateur. Ces travaux rappellent ceux menés en 1992 par l'Institut des sciences électroniques d'Hokkaido, à Sapporo, qui avaient permis la reconnaissance par une machine, du son voyelle a pensé par un homme. Mais pour de nombreux spécialistes en neurologie, si le langage extrêmement complexe du fonctionnement cérébral est un alphabet, nous n'en sommes encore qu'à la lettre a. Néanmoins, il y a fort à parier que ce type de recherche puisse nous en apprendre plus sur nos modes de perception et permette à des automates de simuler certains des processus mentaux du cerveau humain.

 

Quand l’ordinateur obéit à la pensée

des patients atteints du « locked-in ».

 

Après un accident de voiture ou une attaque cérébrale, il arrive que la victime perde, outre l'usage de ses membres, tout moyen de communiquer. Ne subsistent parfois que le frémissement des lèvres ou le clignement de paupières. Pourtant, le sujet est conscient et sensible à ce qui l'entoure. C'est le "locked-in" syndrome, un état d'enfermement effroyable que Jean-Dominique Bauby, ex-rédacteur en chef du magazine Elle, a vécu et décrit dans le livre ; «  Le scaphandre et le papillon » (Ed. Laffont, 1997). Pour tous ces patients, une porte vers le monde extérieur vient d'être entrouverte par les Américains Roy Bakay, neurochirurgien, et Philip Kennedy, neurologue et neurophysiologiste. Ces deux chercheurs de l'université Emory à Atlanta (Géorgie) ont appliqué leur credo : "Si vous pouvez commander un ordinateur, vous pouvez interagir avec le monde." Ils ont implanté des électrodes dans le crâne de deux volontaires et les ont reliées à un ordinateur. La zone d'implantation avait été choisie au millimètre près grâce à l'imagerie médicale. En l'occurrence, la région du cortex moteur qui commande la main droite.

 

Ainsi, en "pensant" bouger la main droite, le patient déclenche un signal électrique. Ce signal est transformé par l'ordinateur en un mouvement horizontal du curseur à l'écran. Et, à force d'entraînement, le patient apprend à contrôler ce mouvement. Il peut alors sélectionner telle ou telle icône. Et déclencher une voix de synthèse qui prononce, par exemple, "j'ai soif ou "éteignez la lumière s'il vous plaît", en fonction de l'icône choisie. C'est un début. Demain, les chercheurs espèrent atteindre un niveau de contrôle suffisant pour permettre aux patients d'écrire, d'envoyer des courriels ou d'agir eux-mêmes sur leur environnement en commandant la lumière, par exemple.

 

Un réel espoir pour remplacer la moelle épinière !

 

Mieux encore : ce système pourrait se substituer à la moelle épinière endommagée pour exciter directement les muscles des membres paralysés ! Cet objectif, aussi formidable soit-il, n'est cependant pas encore à l'ordre du jour, mais semble crédible dans un futur proche. Pour l'instant, les chercheurs de l'université Emory doivent prouver qu'ils peuvent, réitérer leurs expériences : ils sont les premiers à avoir enregistré des signaux électriques neuronaux aussi stables. Mais à quel prix ! Il a fallu à Philip Kennedy douze ans d'études sur des rats et des singes pour mettre au point une électrode neurotrophique efficace, c'est-à-dire une électrode bien acceptée par les tissus. L’électrode est un minuscule cône de verre de la taille de la pointe d'un stylo à bille (1,5 mm en longueur, entre 0,1 et 0,3 mm en largeur) qui contient deux câbles très fins (2 microns de diamètre) en or isolé au Téflon. Ces câbles enregistrent les signaux électriques. Le cône est préalablement enduit de substances neurotrophiques prélevées sur le genou du patient. Environ trois mois après l’implantation des électrodes dans le cortex moteur, les prolongements des neurones voisins (dendrites et axones) se sont suffisamment développés dans les cônes en verre. Ils s'y "collent" littéralement. Le signal capté par chaque électrode devient donc stable. Ce signal est transmis par les câbles en or à un système électronique fixé sur la boîte crânienne. Il est ensuite capté par une bobine électrique qui sert de récepteur à l'extérieur du crâne. Aucun fil ne traverse la peau.

 

Un signal radio du cerveau à l’ordinateur…

 

Puis, le signal est transmis par ondes radio à l'ordinateur, qui l'analyse. L’alimentation électrique est assurée par une bobine à induction, elle aussi à l'extérieur du crâne. Un casque qui équipe le patient rassemble alimentation, récepteur et émetteur. La première personne ayant expérimenté le système est une femme, atteinte de sclérose latérale amyotrophique (maladie dite de Charcot ou de Lou Gehrig). Elle a reçu deux implants, il y a vingt mois. Elle est décédée depuis des suites de sa maladie Le second patient est un homme de 57 ans, paralysé à la suite d'une attaque. Il a été opéré il y a huit mois. Philippe Rémy, neurologue au centre hospitalier universitaire Henri Mondor à Créteil et chercheur en imagerie médicale au service hospitalier Joliot, au CEA à Orsay, confirme l'intérêt et l'originalité du procédé. Mais ces recherches lui semblent limitées : "Pour contrôler les signaux produits par le cerveau avec plus de précision, il faudrait relier plus de neurones. Cela implique la pose de plusieurs implants. Mais cela augmente aussi considérablement le traitement électronique des signaux et multiplie les risques infectieux." C'est pourtant aujourd'hui, la piste la plus prometteuse pour commander l'ordinateur par la pensée.

 

A suivre.......

 

 

L’ingénieur Pierre Janin – en France -, dès 1976 avait conçu un « robot » à déplacements aléatoires baptisé : Tychoscope.

Sensibilité aux diverses excitations subies par le corps, à l’exception de celles provenant des organes sensoriels. Elle comprend les sensations extéroceptives (tact, pression, chaud, froid), les sensations proprioceptives (musculaires et tendineuses) et les sensations douloureuses.